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Le témoignage de Norberine, restauratrice électrifiée à Madagascar

Publié par Marion Cubizolles le

Rencontre avec Norberine RASOAMANDIMBY, restauratrice depuis 2015 à Mahatalaky, dans la Région Anosy au sud de Madagascar. Dans le cadre du projet Boreale (2012-2017), la gargote de Norberine a été électrifiée, et un cofinancement à hauteur de 80 % pour l’achat de matériels électriques -réfrigérateur, TV, lecteur DVD – lui a été proposé.

 

Qu’y a-t-il de nouveau dans votre activité depuis l’arrivée de l’électricité ?

« Grâce à l’électricité, ma gargotte est éclairée le soir. Je suis aussi équipée d’un réfrigérateur qui me permet de vendre des boissons fraiches, yaourts, jus de fruits frais. Il y a davantage de clients qu’avant et ils restent plus longtemps. La télévision et la musique attirent les gens et cela fait de la publicité à mon commerce ».

 

Les matériels fonctionnent toujours bien, on peut constater qu’ils sont mis en valeur dans le restaurant.

 

L’électricité a-t-elle permis de développer votre activité ? Si oui comment ?

« J’ai constaté une hausse du nombre de clients depuis 2015 et donc de meilleures rentrées d’argent. Comme je le disais, les clients restent plus longtemps, pour regarder les émissions, les films, pour se distraire grâce à la musique et à la TV. Mon activité s’est donc dynamisée et les clients sont plus fidèles.

Cela m’a donné la possibilité de changer de local et d’en louer un plus grand. La gargotte peut acceuillir plus de monde. Dans l’ancien local je ne me sentais pas en sécurité. Il était éloigné du centre et pas éclairé. Mais grâce à la lumière dans le nouveau local je me sens désormais en sécurité. »

 

Rencontrez-vous des difficultés dans la mise en œuvre de votre activité ?
« Oui, il n‘est pas facile de gérer une gargotte en zone rurale. Il existe un problème de concurrence : d’autres épiciers-restaurateurs de la localité vendent des boissons non fraiches à 3 000 Ar. J’ai essayé de vendre des boissons fraiches à 3 500 Ar, mais en ce moment cela ne fonctionne pas de faire payer davantage pour des boissons fraiches. Donc je vends également à 3 000 Ar mais les clients achètent mes produits. »

 

Norberine devant sa gargotte

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